Lire moins pour lire plus

Bonjour à tous!

Ma grand’tante Sybil n’a jamais été une très bonne conductrice. Pourtant, il est une chose que je ne peux lui retirer: elle savait toujours par où passer pour arriver plus vite. De même, le jour où elle m’a vu arriver avec une tonne de livres à lire pour la fac, elle me sortit avec son magnifique accent british « Lis moins pour lire plus ». Effectivement, elle avait raison.

Durant toutes mes années d’université (oui, j’en ai quelques-unes au compteur), j’ai pu constater que le quantitatif primait sur le qualitatif: le nombre de livres lus, le nombre de pages écrites pour le mémoire, le nombre d’heures passées en bibliothèque… Comparativement à mes camarades, j’ai toujours moins lu, toujours moins écrit et toujours passé moins de temps à la bibliothèque. Toutefois, j’ai toujours eu de meilleurs résultats qu’eux.

Pour votre capes, l’important n’est pas le nombre de livres que vous lirez, mais la qualité des ouvrages que vous choisirez de lire, ainsi que votre qualité de concentration afin de digérer, de mémoriser et de faire vôtres les informations qu’ils recueillent (alors oubliez les commentaires de Machin qui aura déjà lu 20 livres fin septembre… en général, les gens qui réussissent ne se vantent pas).

Si je ne devais retenir que les meilleurs, ce serait ceux-la:

CORDIER, Anne. Grandir connectés: les adolescents et la recherche documentaire. Paris: C&F Éditions, coll. Les enfants du numérique, 2015, 304p.

 

 

Bon ouvrage à lire en début de préparation afin de cerner les enjeux du métier de professeurs-documentalistes. Anne Cordier est une ancienne prof-doc qui est maintenant maître de conférence en SIC à l’Université de Rouen. Très personnellement, je privilégierai la lecture de cet ouvrage à celle du « livre bleu« , qui ne m’a absolument, mais alors pas du tout servi (et voilà 29€ d’économisé).

 

 

 

LE DEUFF, Olivier. La Documentation dans le numérique. Paris: Presses de l’Enssib, coll. Papiers, 2014, 223p.

S’il ne fallait en lire qu’un seul: ce serait celui-là!

La Documentation dans le numérique, c’est un peu « les SIC pour les nuls ». Olivier Le Deuff a l’art et la manière d’expliquer simplement des concepts que j’ai mis des heures à comprendre. Il fera apparaître dans vos yeux le petit éclat de la victoire de celui ou celle qui vient enfin de connecter un truc important.

ATTENTION: ce livre se lit très rapidement, mais je pense que le lire trop tôt dans son intégralité pourrait embrouiller votre esprit. Personnellement, je l’ai lu en janvier ou février. Il m’a permis de me rappeler pas mal de choses et d’en fixer d’autres. Il est parfait pour en remettre une couche avant les écrits.

 

 

 

GARDIÈS, Cécile (dir.). Approche de l’information-documentation: concepts fondateurs. Paris: Cépaduès Editions, 2011, 232p

Autre incontournable dont j’ai déjà fait la mention!

Pareil que pour celui de Le Deuff: la lecture de cet ouvrage peut être indigeste sans préparation. Je vous mettrai régulièrement des renvois vers cet ouvrage dans mes commentaires de fiche de révision, afin que vous sachiez quand l’aborder.

Vous pouvez néanmoins déjà planifier sa lecture intégrale en décembre, ainsi qu’une relecture en février. Le mien est dans un état lamentable: surligneurs, annotations, post-it… il a bien vécu, mais pour la bonne cause.

 

 

 

Réussir le capes de documentation (externe et/ou interne)

 

         

 

Vous y trouverez tout ce dont vous aurez besoin… et très certainement des choses que je n’aurai pas le temps d’aborder ici, comme les grands pédagogues (j’ai déjà planifié mes fiches jusqu’aux écrits et je ne suis pas sûr de pouvoir vous en parler).

Des articles! Oui, en SIC, il y a un gros avantage: la plupart des cherches mettent en ligne leurs articles sur les Archives ouvertes. De plus, les chercheurs publient d’abord leurs idées dans des articles, avant de les exposent dans des livres. Il arrive bien souvent de trouver un article (au titre assez similaire à celui du livre) qui relate en 20 ou 30 pages, ce que vous auriez lu en 200 ou 300 pages. Ça en fait du temps de gagné!

Petite précision: les informations comme les produits frais ont une date de péremption. Évitez de lire des livres ou des articles dont la date de publication est antérieure à 2012… ça fait mal, mais vous risqueriez de retenir des choses qui sont obsolètes (pour rappel, les jury attendent de vous une connaissance « actualisée »).

Si petit scarabée veut vraiment lire un livre, il le passera d’abord par ces quatre filtres:

  1. l’auteur: c’est qui? c’est une référence? est-il fiable? y a pas plus spécialiste en spécialiste?
  2. la quatrième de couverture: est-ce que le résumé est pertinent par rapport à mon travail?
  3. la table des matières: est-ce qu’il y a des titres de chapitres qui m’intéressent?
  4. l’introduction et la conclusion: c’est pas logique, mais le milieu, c’est souvent de la garniture.

Si et seulement si le livre a franchi les quatre étapes… ben, c’est que tu as un bon livre entre les mains et qu’il faut le lire en intégralité.

Que la force soit avec vous!

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3 pensées sur “Lire moins pour lire plus

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